On me demande souvent « une blockchain ? » pour prouver l’intégrité. Rarement nécessaire. Une hash-chain fait le job pour un registre à source unique.
Le principe
Chaque enregistrement porte le hash de l’enregistrement précédent concaténé au sien :
h1 = SHA-256(record_1)
h2 = SHA-256(h1 ‖ record_2)
h3 = SHA-256(h2 ‖ record_3)
Si quelqu’un altère record_2, alors h3 (et tout ce qui suit) ne correspond plus. Une seule racine publique suffit à vérifier l’ensemble.
Quand c’est suffisant
- Registre interne (logs, contrats, états).
- Preuve en justice ou audit : « voici la racine à date T, voici la chaîne ».
Quand ça ne suffit pas
Si plusieurs parties ne se font pas confiance, il faut un consensus partagé — là, une vraie blockchain ou une autorité de tiers timbre le document. Mais pour prouver « je n’ai pas modifié mon propre registre », la hash-chain est légère et solide.